Votre patrimoine est en jeu !
Mais de qui exactement protégez-vous votre patrimoine ? D'un ex-associé ? Du gouvernement ? D'une action en justice du travail ?
Où votre patrimoine « vit » et devant quel tribunal il répond détermine si vous dormez tranquille ou si vous vous réveillez avec les comptes bloqués et les biens saisis...
L'ordre de la saisie : Article 835 (du CPC)
En parlant du Brésil, la Justice a une liste de priorités pour vous recouvrer. L'Article 835 du Code de Procédure Civile organise les biens par ordre de liquidité. Le premier de la liste est l'argent. Viennent ensuite les titres, les actions, les véhicules, et seulement à la fin, les biens immobiliers.
Plus vous avez de liquidité, plus l'accès du juge est facile. La saisie de comptes bancaires est un clic. La vente aux enchères d'un bien immobilier prend des années. Le système est fait pour prendre ce qui est facile d'abord. Ceux qui laissent tout liquide et visible offrent leur patrimoine sur un plateau.
Le danger de la juridiction brésilienne
Si votre patrimoine se trouve dans la même juridiction que votre terrain de jeu (où vous vivez et courez des risques judiciaires), vous êtes exposé. Et au Brésil, le scénario est pire : les juges brésiliens ont tendance à être très discrétionnaires. Le « coup de plume » se produit d'abord, et vous vous défendez ensuite.
La sécurité juridique au Brésil est un concept élastique. Et ce n'est pas une critique gratuite : c'est une réalité procédurale. Ceux qui ne prennent pas cela en compte dans la planification patrimoniale parient contre eux-mêmes.
La stratégie de la prescription intermédiaire
En droit, le temps c'est de l'argent. La prescription intermédiaire, prévue à l'Article 921 du CPC, est votre plus grande alliée. Si le procès est au point mort parce que le créancier ne trouve pas de biens saisissables, le temps commence à jouer en votre faveur.
Mais pour que cela se produise, vos biens ne peuvent pas être évidents. Évidemment, ils ne peuvent pas être sur votre CPF ou CNPJ en attendant d'être emportés. Ils ne peuvent pas non plus avoir été transférés au cours d'un procès. La protection est une stratégie qui doit être mise en place bien à l'avance.
Gagner du temps, c'est gagner la guerre
La protection patrimoniale ne signifie pas faire défaut, disparaître avec la possibilité de payer des dettes ou devenir délibérément insolvable. C'est une couche de sécurité contre les éventuels vices des procédures judiciaires.
Lorsque vous placez des couches entre votre risque et votre actif, vous forcez l'autre partie à consacrer du temps et des ressources qu'elle n'a souvent pas. Vous gagnez le pouvoir de négocier au lieu de simplement obéir. Et le Brésil est une juridiction où l'on ne peut faire confiance à presque personne. Presque personne.
Liquider ou migrer ?
La meilleure option ? Migrez ce qui est liquide, liquidez ce qui est exposé et constituez un holding multicouche pour ce qui est inéluctablement immobilisé.
En sortant votre patrimoine de la ligne de mire directe et en le plaçant dans des juridictions stables, vous inversez le jeu. L'avocat de la partie demanderesse aura beaucoup de mal à atteindre vos biens. Et, dans le pire des cas, le juge brésilien peut même voir, mais ne peut pas toucher votre patrimoine.
C'est là que commence votre tranquillité d'esprit. La protection ne consiste pas à se cacher. Il s'agit de mettre de la distance entre vous et ceux qui veulent vous atteindre.